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On aime appeler l’océan profond et l’espace les dernières frontières. C’est juste, puisque nos empreintes couvrent presque tout le reste, des sommets aux plaines. On a même progressé dans ces territoires au-dessus et en dessous de nous : des bottes sur la Lune, des submersibles dans la fosse des Mariannes.
Les empreintes d’un seul homme sont allées là où aucune autre n’était allée. Les nuages sont devenus des marchepieds derrière son ascension, et il est le seul à avoir cartographié les vraies hauteurs de la stratosphère. Des altitudes restées inexplorées jusqu’à ce que l’incroyable devienne réel, jusqu’à ce que Vince Carter décolle et dunke sur tout.
SLAM 35 est sorti vers la fin de sa saison rookie. Lui, Jason Williams et Paul Pierce étaient tous dans la conversation pour le Rookie of the Year. N’importe quel soir, on avait l’impression que l’un des trois allait le ravir aux autres. Puis l’un inscrivait le panier de la victoire. Ou distillait une passe décisive à travers une défense apparemment indomptable. Ou embrassait le ciel. Une course au ROY d’anthologie.
C’est pourquoi SLAM 35 a marqué la première triple couverture de notre histoire. Chacun de ces trois rookies a eu sa propre couverture, et tous ont alimenté un même article dans le magazine : un débat entre trois de nos journalistes, notre rédacteur en chef désignant le vainqueur à la fin. Rendez-vous sur nos archives numériques pour le lire. Un seul a remporté le trophée, pourtant...
Le marcheur du ciel s’est envolé assez haut pour l’attraper et le tirer là où personne d’autre ne pouvait l’atteindre. Il n’a laissé aucun doute.
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